🍼Couches et crudités🥒 : un projet inspiré par vous

Nous sommes ravies de partager avec vous l’évolution de notre projet « Couches & Crudités », une création nourrie par vos réflexions et vos récits lors de nos ateliers de médiation sur la sororité entre nouvelles mamans. Voici un aperçu des développements récents et des moments-clés à venir.

Inspirations et changements à la suite des ateliers

  1. Dynamique Générationnelle : Après vous avoir rencontrées, nous avons décidé de modifier l’âge des personnages principaux, passant de 36 et 32 ans à 36 et 25 ans. Cette différence d’âge introduit une dynamique générationnelle intéressante, reflétant des différences culturelles et technologiques (TikTok vs Facebook, par exemple).
  2. Ajustement des références culturelles : Nous remplaçons certaines références culturelles pour qu’elles résonnent avec les plus jeunes. Par exemple, nous envisageons de substituer « Thelma et Louise » par des références plus actuelles comme le film « Barbie », qui traite également de sororité et de voyages initiatiques.
  3. Langage et Personnalités Régionales : Nos personnages sont inspirés de vous, avec des expressions locales et des tics de langage qui enrichissent le projet.

Les prochaines étapes

Prochains rendez-vous

ESCALE-FAMILLE LE TRIOLET: 3 décembre 2025. ➡️ JE M’INSCRIS

On espère vous voir en grand nombre au prochain atelier, où on va continuer les échanges !

C’est maintenant Véronique qui assurera la mise en lecture alors que Geneviève jouera la maman de 36 ans.

D’ailleurs, les auditions locales seront bientôt lancées pour trouver une actrice qui jouera notre maman de 25 ans.

Objectif des prochains ateliers

  • Lire une nouvelle scène et avoir vos retours
  • Faire une tempête d’idées autour des enjeux qui préoccupent les mamans
  • Parler du lien à soi et des qualités qu’on développe en devenant mère
  • Discuter de l’éducation des filles et des garçons
  • Identifier les drapeaux rouges dans les choix éducatifs
  • Se lancer dans la créativité (vous serez peut-être invitées à jouer des bouts de scène)

Merci encore pour votre générosité et votre confiance. Chacune de vos contributions enrichit notre travail. Cette création est aussi la vôtre.

À très bientôt,

Véronique et Geneviève de Temps publics

🏳️‍🌈Safe space ?🏳️‍⚧️ Nos ateliers en collaboration avec la FFQ – Station 2

Bonjour Rimouski ! Merci Uniphare pour cette journée vibrante de création, de partage et d’empouvoirement

Ce week-end, nous avons vécu une journée d’ateliers qui a rappelé une chose essentielle : être queer en région c’est puissant et ça mérite des espaces pour se raconter autrement. En ce 1er mars 2025, nous nous sommes rassemblé.e.s pour explorer, créer, bouger, rire, réfléchir… et se surprendre.

Dès le tour de table, l’énergie était là : authentique, curieuse, généreuse. Les brise-glaces ont révélé des réalités partagées ( les clichés qu’on nous colle (les plantes, l’astro, le café !), les douleurs récurrentes) mais aussi une grande vérité : beaucoup de personnes ne se sont pas avancées vers la balle quand la consigne était “je me considère queer”. Une scène forte, presque symbolique : les identités existent, mais l’espace pour les vivre pleinement manque encore trop souvent.

Au fil des ateliers ( Centrifuge, Raconte-moi une histoire, Narrateur–Personnage–Témoin écriture automatique, discussions sur la queerphobie et la transphobie ), quelque chose de précieux s’est installé. Les corps se sont déliés. Les voix se sont affirmées. Les récits se sont entremêlés.

Certains ont découvert leur capacité à faire de la performance.
D’autres ont reconnecté avec leur enfant intérieur.
Plusieurs se sont surpris à s’incarner autrement, à oser la fantaisie à partir du réel.
Et tout le monde a remarqué à quel point :

« bouger son corps aide à connecter l’esprit »

Ce qu’on retient :
✨ les similitudes de nos réalités queer, peu importe où l’on vit ;
✨ l’importance du rythme
✨ la force du groupe pour soutenir, écouter, transformer.

Le moment phare ?
Le Soul Train Oméga Queer, un hommage festif aux cultures queer noires et latinx qui ont façonné le disco et le waacking. Un instant où la salle a explosé en groove, en rire et en liberté.

Puis, en fin de journée, la création collective a commencé à prendre forme : témoignages, cocues, joker, fishbowl, listes de mots thématiques, performances émergentes. Petit à petit, les histoires individuelles se sont tissées en récit commun.

Et le lendemain, au Bain public, la présentation d’art-performance a pris vie. Une suite logique, naturelle, d’un atelier où chaque participant.e avait déjà commencé à écrire et incarner sa propre vérité queer en région.

"J’ai mal au cœur depuis que ma psy m’a dit que mon besoin de communauté était anachronique. 
J’ai mal au cœur depuis que mon boss m’a obstiné que “Not all men”.
J’ai mal au coeur depuis que j’me suis fait traité.e de pédale dans la rue.
J’ai mal au cœur devant la montée de la xénophobie.
J’ai mal au cœur depuis que j’ai vu un drapeau arc-en-ciel vandalisé.
J’ai mal au cœur devant l’ignorance crasse et la haine.
J’ai mal au cœur.
J’ai mal au cœur.
J’ai mal au cœur.
J’ai mal au cœur.
J’ai mal au cœur."
- Extrait de la performance du 2 mars au Bain public

🏳️‍🌈Safe space ?🏳️‍⚧️🖤 Nos ateliers en collaboration avec la FFQ

Retour sur Québec! : créativité, cohésion et joyeuse exploration !

Le 1ᵉʳ février, notre équipe et plusieurs participant.e.s se sont retrouvé.e.s au local du GRIP-Québec pour une journée remplie d’expérimentations artistiques, de rires, de réflexions identitaires et de belles connexions humaines.

Dès les premiers exercices autour de questions spontanées pigées dans un pot, le ton était donné : ouverture, authenticité et plaisir de jouer ensemble. La création de personnages, les jeux avec le ballon, puis l’exercice de narration en duo « Je, témoin » ont permis de plonger rapidement au cœur du processus : raconter, se raconter et écouter les autres d’une nouvelle manière.

L’après-midi a marqué un véritable élan collectif.
L’atelier d’art-performance a été un moment fort : énergie, collaboration, idées qui fusent… On aurait pu continuer des heures ! Le Soul Train nous a permis d’incarner la joie queer en mouvement, et l’écriture automatique a offert une finale douce, introspective et profondément lumineuse. Les textes partagés vibraient d’une même sensibilité.

Nous sommes magiques. 
C’est pour ça qu’on nous violente.
Notre vulnérabilité est notre plus grande arme. L’arme de l’âme en paix. Les larmes comme des lames qui recoupent des plaies du passé pour mieux les laisser cicatriser.
Nous sommes queer,
nous transcendons les frontières impériales.
Nous sommes complexes,
nous guérissons à l’intersection de nos oppressions respectives, les oppresseurs systémiques de notre monde comme dans notre tête.

Ce qu’on retient :

  • Une superbe cohésion de groupe
  • Beaucoup de créativité et de générosité
  • Des ateliers qui inspirent et qu’on a hâte de pousser plus loin
  • De belles pistes pour rendre l’expérience encore plus fluide et participative

Cette rencontre au GRIP-Québec nous a laissé·e·s énergisé·e·s et inspiré·e·s.
On repart avec des idées plein la tête… et déjà hâte de la prochaine !

❄ 5@7 ❄ De bouche à oreille : raconte ta tempête !

Éco-motion et Temps publics ont tenu un 5@7 festif, le mercredi 30 novembre 2022, à Sherbrook. Il s’agissait d’une soirée d’échange entre les générations sur la crise du verglas – à la croisée des arts, de la santé des communautés et des changements climatiques.

Ariane Bourget et Camille Denêtre ont sillonné le Québec en quête de témoignages sur la crise du verglas, en vue de la création d’une œuvre commémorative, lancée à l’hiver 2023.

✨Qu’on ait vécu la crise de près, de loin, ou pas du tout… tout le monde était bienvenu-e ! ✨

À la croisée de la catastrophe climatique et du merveilleux, cet épisode bouleversant de l’histoire a marqué à jamais l’imaginaire des Québécoises et des Québécois. Rassembleuse d’abord par nécessité, la crise aura eu ce pouvoir surprenant qu’ont toutes les catastrophes : celui de catalyser la force et la résilience de nos communautés. 25 ans après, il nous semblait urgent de célébrer ces récits de solidarité prenant ancrage dans notre territoire et de les actualiser, à la lumière des changements socio-climatiques qui sont les nôtres, aujourd’hui.

Raconter, ça se fait à deux ! Les personnes qui venaient accompagnées de quelqu’un d’une autre génération (membre de la famille, ami-e, voisin-e…) se sont vues offrir un verre à titre de remerciement.

Les échanges ont été facilités et encadrés par nos équipes. Les participant-e-s se sont prêté-e-s au jeu, tour à tour à raconter, à écouter, à réfléchir…

…ET POUR BRISER LA GLACE…

En ouverture : Julien Carrière, comédien et grand improvisateur, est venu offrir un numéro d’humour, à travers des anecdotes croustillantes sur son expérience de la crise !

NOTRE PARTENAIRE RÉGIONAL

Le collectif Éco-motions accompagne les personnes et les organisations dans un processus d’adaptation face aux crises sociales qui découlent des changements climatiques. www.collectif-ecomotion.org

Pour en savoir plus sur le projet Chants du verglas, c’est par ici >>

On voudrait vous dire… au Centre des femmes de Saint-Laurent

La première expérience d’atelier-performance pour On voudrait vous dire… a été réalisée en collaboration avec le Centre des Femmes de Saint-Laurent, qui avait sollicité notre équipe. La demande était de faire un atelier de création et une prestation autour des délicates questions de la violence conjugale et des féminicides.

L’inspiration initiale est venue de la figure du bateau, évoquant la traversée du styx entre le monde des vivant-e-s et celui des mort-es-. Les membres du centre des femmes allaient alors réfléchir à la manière dont elles souhaitaient accompagner ces femmes disparues au fil de leur traversée. Qu’est-ce qu’on aimerait dire à ces femmes qui nous ont quitées? Et à celles pour lesquelles on s’inquiète? Et qu’en est-il de ces femmes qui restent derrière?

Katherine Rochon, organisatrice communautaire et artiste en résidence, avait en tête un travail autour de cages de diverses tailles. Nous avons proposé un atelier d’écriture et de fabrication de personnages. Les femmes ont écrit sur les vêtements de ces personnages que nous avons suspendus au parc Beaudet, comme partie intégrante d’une installation évoquant la voile et les cordages d’un bateau. Nous avons inauguré cette installation temporaire par une performance poétique et la lecture d’un poème collectif rassemblant les extraits des écrits des femmes, dans un collage textuel fait par notre équipe artistique.

Saguenay-Lac-Saint-Jean

Après avoir tenu l’atelier de médiation culturelle en virtuel auprès des femmes du comité Loge m’entraide, nous avons été fortement inspirées par la figure de la plante. Quel beau hasard de nous être retrouvées uniquement devant des femmes lors de cette rencontre extraordinaire! La sororité et la bienveillance entre les membres du comité et leur coordonatrice était palpable. En ressortait un certain sentiment de voir une équipe soudée dont les membres prenne soin les unes des autres, soin de leurs droits, soin de leur lutte commune. Comme on prend soin d’une plante qui pousse.

Cette métaphore revenait souvent dans les interventions des femmes, et nous avons commencé à développer avec elles une imagerie autour de celle-ci. D’abord, nous avons installé le début de la performance improvisée dans les jets d’eau d’une fontaine publique. Puis nous avons travaillé l’image de la femme-pot, portée par nos comédiennes tenant une grosse fleur devant leur visage, cachée par un pot installé sur leurs tête. Ensuite, nous avons travaillé l’outil de jardinage comme une arme redoutable, présentant les femmes et leur révolution comme une guerre potagère et mythique. Cet univers s’est aussi manifesté dans des bribes de texte: « On va planter de la solidarité. On va cultiver de l’égalité. On va faire pousser la lutte. On va faire fleurir des logements ».

Une fois cette dernière station de la tournée complétée, nous voilà prêt-e-s pour l’écriture de la pièce, en vue d’une représentation à Montréal en septembre 2021.

Abitibi-Témiscamingue

C’est à Rouyn-Noranda, accueillie par l’équipe de l’Association des locataires de l’Abitibi-Témiscamingue (ALOCAT), que notre équipe a mis en place son atelier de médiation culturelle. Nous avons été à même d’entendre des récits de recherche de logement absolument révoltantes. Cliques de propriétaires, listes noires, mépris de la classe politique…

Mais ce qui nous a bouleversé-e-s par-dessus tout, c’est encore et toujours ces enjeux de salubrité, dangereux pour la santé des locataires et de leurs enfants. Un personnage de mère monoparentale est né, bébé sur les épaules, grande fille qui joue au loin, pendant que la mère déclame pour elle-même une lettre à sa fille témoignant de ses inquiétudes.

Nous avons aussi construit une scène presque comique d’une personne qui tente d’appeler au Tribunal administratif du logement, mais qui se retrouve ensevelie sous les démarches administratives, le portail en ligne, les documents requis, le langage inaccessible… et qui abandonne.

Enfin, nous avons entendu une histoire incroyable d’une propriétaire qui, lors d’un conseil municipal, avait pris la parole du haut de sa stature avec manteau de fourrure et grand chapeau, afin d’exposer la TRÈS DIFFICILE réalité des pauvres propriétaires qui sont victimes de leurs locataires… une autre belle opportunité pour la comédie.

Ces improvisations ont été présentées autour de la fontaine de Rouyn-Noranda, afin de partager aux gens de l’ALOCAT ce que leurs témoignages nous avaient inspiré. Un grand merci pour l’accueil et à bientôt!

Quartiers de l’Est

C’est avec le BAILS Hochelaga et Infologis de l’Est de Montréal que nous avons rencontré de nombreux locataires de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

Encore une fois, nous avons pu mesurer l’immense impact que peut avoir sur la santé physique et mentale la lourde charge de faire respecter ses droits. Une histoire en particulier au sujet d’une maman qui devait gérer son emploi, la moisissure dans son appartement, en plus des troubles aux poumons que cela causait à son fils, nous a particulièrement touchées. Une autre personne parlait de la discrimination et du harcèlement violent dirigé contre les personnes membres de la communauté LGBTQ2SIA+.

Mais au-delà des histoires spécifiques toutes plus révoltantes les unes que les autres, une constante s’imposait: le jeu du respect des droits est programmé pour qu’on y perde. Les dés sont pipés et il est impossible de s’y engager sans y laisser une part de soi. Nous avons choisi d’explorer cet aspect de la crise à travers le regard d’un enfant qui tente de jouer à un jeu avant de se rendre compte qu’il ne peut gagner sans tricher.

Merci aux comités logement pour leur accueil et la justesse de leurs interventions.

Comité Femmes et logement

Des partages pour le moins bouleversants, des histoires révoltantes, des injustices flagrantes: définitivement, les femmes ne l’ont pas facile quand il s’agit de logement. Nous avons travaillé sur le concept du chez-soi rêvé, en s’inspirant des guirlandes de souhaits (ou de prières) qu’on retrouve dans plusieurs cultures sur des morceaux de tissus colorés. Malgré la grande lumière qui émanait de nos échanges avec ces femmes extraordinaires, nous n’avons pu éviter de parler de sujets incontournables même si difficiles à aborder: agressions, intimidation, violence conjugale… Heureusement, la grande solidarité et la force extraordinaire de ces femmes nous a insufflé une lueur d’espoir.

Une phrase nous reste dans la tête et le coeur, suite à cet atelier: « Je m’aimepressionne ». Nous avons décidé de la prendre comme point de départ d’une improvisation musicale, lors de la performance du lendemain.

Une situation particulière nous a semblé absolument essentielle dans le travail de construction de personnages: celle de la voisine qui constate une situation de violence et qui se demande comment agir, comment aborder cet enjeu délicat avec celle qui vit juste à-côté d’elle. Il en a émergé une belle tendresse et une force insoupçonnée.

Merci aux femmes pour leur candeur et leur vulnérabilité. Vous êtes fabuleuses. On s’aimepressionne!

Quartiers du Nord

C’est dans notre petit studio préféré du quartier Villeray, le Studio Fleur d’asphalte, que nous avons accueilli les membres des comités logement de Saint-Léonard, Villeray, Ahuntsic et Montréal-Nord. Le groupe était exclusivement composé de femmes, alors il était tristement évident que les question d’abus, de harcèlement et d’agression sexuelle seraient à l’avant-plan des échanges. Les femmes nous ont partagé de nombreuses histoires d’intimidation et de droits bafoués, avec une candeur et une générosité désemparente. Plus nous discutons avec les différents groupes, plus nous réalisons que les tactiques employées par les propriétaires pour « faire des affaires » dans le monde du logement résidentiel sont les mêmes: faire appel à un concierge pour se déresponsabiliser, utiliser la peur, la violence, l’intimidation, monter les locataires les un-e-s contre les autres, ignorer les demandes aussi longtemps que possible… On discute aussi des coopératives de logement et des projets rassembleurs, ainsi que de la force collective que les comités logement permettent de bâtir.

Notre présentation improvisée et interactive mettait en scène une émission de cuisine où on présentait la recette parfaite pour rentabiliser son investissement résidentiel, on y présentait notamment l’ingrédient secret: le concierge! Ce dernier reprenait différentes phrases rapportées par les locataires afin d’intimider et de soumettre une locataire qui tentait de se frayer un chemin parmi les mots qui bordaient les couloirs d’un labyrinthe tracé au sol à la craie. La locataire racontait à une amie au téléphone, qu’elle aurait besoin de venir dormir chez elle avec ses enfants, qu’elle ne se sentait pas en sécurité là où elle vivait.

Lors des reprises avec le public, nous avons retravaillé le rapport entre concierge et locataire sous la forme d’un cercle tracé au sol à la craie. Le concierge n’utilisait plus de mots, mais s’exprimait plutôt en gromelots. Il effaçait en grognant de ses grosses bottes les parois du cercle que la locataire s’empressait de retracer. Cette image a beaucoup parlé au public, et nous la conserverons certainement. Merci à tout le monde de leur précieux regard et de leurs partages.