Quartiers de l’Est

C’est avec le BAILS Hochelaga et Infologis de l’Est de Montréal que nous avons rencontré de nombreux locataires de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

Encore une fois, nous avons pu mesurer l’immense impact que peut avoir sur la santé physique et mentale la lourde charge de faire respecter ses droits. Une histoire en particulier au sujet d’une maman qui devait gérer son emploi, la moisissure dans son appartement, en plus des troubles aux poumons que cela causait à son fils, nous a particulièrement touchées. Une autre personne parlait de la discrimination et du harcèlement violent dirigé contre les personnes membres de la communauté LGBTQ2SIA+.

Mais au-delà des histoires spécifiques toutes plus révoltantes les unes que les autres, une constante s’imposait: le jeu du respect des droits est programmé pour qu’on y perde. Les dés sont pipés et il est impossible de s’y engager sans y laisser une part de soi. Nous avons choisi d’explorer cet aspect de la crise à travers le regard d’un enfant qui tente de jouer à un jeu avant de se rendre compte qu’il ne peut gagner sans tricher.

Merci aux comités logement pour leur accueil et la justesse de leurs interventions.

Comité Femmes et logement

Des partages pour le moins bouleversants, des histoires révoltantes, des injustices flagrantes: définitivement, les femmes ne l’ont pas facile quand il s’agit de logement. Nous avons travaillé sur le concept du chez-soi rêvé, en s’inspirant des guirlandes de souhaits (ou de prières) qu’on retrouve dans plusieurs cultures sur des morceaux de tissus colorés. Malgré la grande lumière qui émanait de nos échanges avec ces femmes extraordinaires, nous n’avons pu éviter de parler de sujets incontournables même si difficiles à aborder: agressions, intimidation, violence conjugale… Heureusement, la grande solidarité et la force extraordinaire de ces femmes nous a insufflé une lueur d’espoir.

Une phrase nous reste dans la tête et le coeur, suite à cet atelier: « Je m’aimepressionne ». Nous avons décidé de la prendre comme point de départ d’une improvisation musicale, lors de la performance du lendemain.

Une situation particulière nous a semblé absolument essentielle dans le travail de construction de personnages: celle de la voisine qui constate une situation de violence et qui se demande comment agir, comment aborder cet enjeu délicat avec celle qui vit juste à-côté d’elle. Il en a émergé une belle tendresse et une force insoupçonnée.

Merci aux femmes pour leur candeur et leur vulnérabilité. Vous êtes fabuleuses. On s’aimepressionne!