đŸłïžâ€đŸŒˆSafe space ?đŸłïžâ€âš§ïž Nos ateliers en collaboration avec la FFQ – Station 2

Bonjour Rimouski ! Merci Uniphare pour cette journĂ©e vibrante de crĂ©ation, de partage et d’empouvoirement

Ce week-end, nous avons vĂ©cu une journĂ©e d’ateliers qui a rappelĂ© une chose essentielle : ĂȘtre queer en rĂ©gion c’est puissant et ça mĂ©rite des espaces pour se raconter autrement. En ce 1er mars 2025, nous nous sommes rassemblĂ©.e.s pour explorer, crĂ©er, bouger, rire, rĂ©flĂ©chir
 et se surprendre.

DĂšs le tour de table, l’énergie Ă©tait lĂ  : authentique, curieuse, gĂ©nĂ©reuse. Les brise-glaces ont rĂ©vĂ©lĂ© des rĂ©alitĂ©s partagĂ©es ( les clichĂ©s qu’on nous colle (les plantes, l’astro, le cafĂ© !), les douleurs rĂ©currentes) mais aussi une grande vĂ©ritĂ© : beaucoup de personnes ne se sont pas avancĂ©es vers la balle quand la consigne Ă©tait “je me considĂšre queer”. Une scĂšne forte, presque symbolique : les identitĂ©s existent, mais l’espace pour les vivre pleinement manque encore trop souvent.

Au fil des ateliers ( Centrifuge, Raconte-moi une histoire, Narrateur–Personnage–TĂ©moin Ă©criture automatique, discussions sur la queerphobie et la transphobie ), quelque chose de prĂ©cieux s’est installĂ©. Les corps se sont dĂ©liĂ©s. Les voix se sont affirmĂ©es. Les rĂ©cits se sont entremĂȘlĂ©s.

Certains ont découvert leur capacité à faire de la performance.
D’autres ont reconnectĂ© avec leur enfant intĂ©rieur.
Plusieurs se sont surpris Ă  s’incarner autrement, Ă  oser la fantaisie Ă  partir du rĂ©el.
Et tout le monde a remarqué à quel point :

« bouger son corps aide Ă  connecter l’esprit »

Ce qu’on retient :
✹ les similitudes de nos rĂ©alitĂ©s queer, peu importe oĂč l’on vit ;
✹ l’importance du rythme
✹ la force du groupe pour soutenir, Ă©couter, transformer.

Le moment phare ?
Le Soul Train OmĂ©ga Queer, un hommage festif aux cultures queer noires et latinx qui ont façonnĂ© le disco et le waacking. Un instant oĂč la salle a explosĂ© en groove, en rire et en libertĂ©.

Puis, en fin de journée, la création collective a commencé à prendre forme : témoignages, cocues, joker, fishbowl, listes de mots thématiques, performances émergentes. Petit à petit, les histoires individuelles se sont tissées en récit commun.

Et le lendemain, au Bain public, la prĂ©sentation d’art-performance a pris vie. Une suite logique, naturelle, d’un atelier oĂč chaque participant.e avait dĂ©jĂ  commencĂ© Ă  Ă©crire et incarner sa propre vĂ©ritĂ© queer en rĂ©gion.

"J’ai mal au cƓur depuis que ma psy m’a dit que mon besoin de communautĂ© Ă©tait anachronique. 
J’ai mal au cƓur depuis que mon boss m’a obstinĂ© que “Not all men”.
J’ai mal au coeur depuis que j’me suis fait traitĂ©.e de pĂ©dale dans la rue.
J’ai mal au cƓur devant la montĂ©e de la xĂ©nophobie.
J’ai mal au cƓur depuis que j’ai vu un drapeau arc-en-ciel vandalisĂ©.
J’ai mal au cƓur devant l’ignorance crasse et la haine.
J’ai mal au cƓur.
J’ai mal au cƓur.
J’ai mal au cƓur.
J’ai mal au cƓur.
J’ai mal au cƓur."
- Extrait de la performance du 2 mars au Bain public

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