Bonjour Rimouski ! Merci Uniphare pour cette journĂ©e vibrante de crĂ©ation, de partage et dâempouvoirement





Ce week-end, nous avons vĂ©cu une journĂ©e dâateliers qui a rappelĂ© une chose essentielle : ĂȘtre queer en rĂ©gion c’est puissant et ça mĂ©rite des espaces pour se raconter autrement. En ce 1er mars 2025, nous nous sommes rassemblĂ©.e.s pour explorer, crĂ©er, bouger, rire, rĂ©flĂ©chir⊠et se surprendre.
DĂšs le tour de table, lâĂ©nergie Ă©tait lĂ : authentique, curieuse, gĂ©nĂ©reuse. Les brise-glaces ont rĂ©vĂ©lĂ© des rĂ©alitĂ©s partagĂ©es ( les clichĂ©s quâon nous colle (les plantes, lâastro, le cafĂ© !), les douleurs rĂ©currentes) mais aussi une grande vĂ©ritĂ© : beaucoup de personnes ne se sont pas avancĂ©es vers la balle quand la consigne Ă©tait âje me considĂšre queerâ. Une scĂšne forte, presque symbolique : les identitĂ©s existent, mais lâespace pour les vivre pleinement manque encore trop souvent.
Au fil des ateliers ( Centrifuge, Raconte-moi une histoire, NarrateurâPersonnageâTĂ©moin Ă©criture automatique, discussions sur la queerphobie et la transphobie ), quelque chose de prĂ©cieux sâest installĂ©. Les corps se sont dĂ©liĂ©s. Les voix se sont affirmĂ©es. Les rĂ©cits se sont entremĂȘlĂ©s.
Certains ont découvert leur capacité à faire de la performance.
Dâautres ont reconnectĂ© avec leur enfant intĂ©rieur.
Plusieurs se sont surpris Ă sâincarner autrement, Ă oser la fantaisie Ă partir du rĂ©el.
Et tout le monde a remarqué à quel point :
« bouger son corps aide Ă connecter lâesprit »
Ce qu’on retient :
âš les similitudes de nos rĂ©alitĂ©s queer, peu importe oĂč lâon vit ;
âš lâimportance du rythme
⚠la force du groupe pour soutenir, écouter, transformer.
Le moment phare ?
Le Soul Train OmĂ©ga Queer, un hommage festif aux cultures queer noires et latinx qui ont façonnĂ© le disco et le waacking. Un instant oĂč la salle a explosĂ© en groove, en rire et en libertĂ©.
Puis, en fin de journée, la création collective a commencé à prendre forme : témoignages, cocues, joker, fishbowl, listes de mots thématiques, performances émergentes. Petit à petit, les histoires individuelles se sont tissées en récit commun.
Et le lendemain, au Bain public, la prĂ©sentation dâart-performance a pris vie. Une suite logique, naturelle, dâun atelier oĂč chaque participant.e avait dĂ©jĂ commencĂ© Ă Ă©crire et incarner sa propre vĂ©ritĂ© queer en rĂ©gion.
"Jâai mal au cĆur depuis que ma psy mâa dit que mon besoin de communautĂ© Ă©tait anachronique.
Jâai mal au cĆur depuis que mon boss mâa obstinĂ© que âNot all menâ.
Jâai mal au coeur depuis que jâme suis fait traitĂ©.e de pĂ©dale dans la rue.
Jâai mal au cĆur devant la montĂ©e de la xĂ©nophobie.
Jâai mal au cĆur depuis que jâai vu un drapeau arc-en-ciel vandalisĂ©.
Jâai mal au cĆur devant lâignorance crasse et la haine.
Jâai mal au cĆur.
Jâai mal au cĆur.
Jâai mal au cĆur.
Jâai mal au cĆur.
Jâai mal au cĆur."
- Extrait de la performance du 2 mars au Bain public

